LES ROIS DE FRANCE
Chronologie, monarchie, dynasties



Accueil

La Monarchie Française

Les Rêgles Succession
Le Sacre
La Religion
Les Symboles
La cour

Les Dynasties

Merovingiens
Carolingiens Robertiens
Capétiens
Valois
Bourbons
Orléans

Divers

Glossaire


 
La dynastie des Bourbons

Introduction

Henri IV

Louis XIII

Louis XIV

Louis XV

Louis XVI

Louis XVIII

Charles X

La dynastie des Bourbons

Louis XIV (1638-1715) dit Louis le grand

Roi de France de 1643 à 1715

Epouse : Marie-Thérèse d'Autriche et Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon

Louis XIV succède à son père Louis XIII à l'âge de 5 ans, en 1643. La régence est assurée par sa mère, Anne d'Autriche, jusqu'en 1651, année de sa majorité. Elle s'appuie sur le ministre Mazarin, qui dirige en fait le royaume jusqu'à sa mort en 1661.

Les premières années de règne sont marquées par la douloureuse épreuve de la Fronde : le Parlement de Paris ainsi que la noblesse contestent l'autoritarisme de Mazarin et se révoltent avec l'appui de l'Espagne.

En 1649, Paris se couvre de barricades et le roi doit fuir à Saint-Germain-en-Laye. En 1652, la révolte est matée par Turenne : le roi et sa mère regagnent Paris. Louis XIV se souviendra toujours de cette épreuve originelle : il se tiendra à l'écart de Paris et mettra tout en oeuvre pour réduire la puissance des nobles et du parlement.

On trouve là l'origine de sa politique absolutiste et l'explication du développement de Versailles, lieu de domestication de l'aristocratie à l'écart de Paris.



A la mort de Mazarin, le roi déclare qu'il gouvernera directement. Il s'appuie pour cela sur le conseil, divisé en plusieurs sections, notamment le conseil d'en haut, pour la politique extèrieure. Les parlements doivent se soumettre à la politique royale, les provinces sont contrôlées par les intendants. Les conseillers qu'il choisit ne sont pas issus de la grande noblesse, qui est écartée des affaires, mais de familles qui doivent tout à la faveur royale : les Colbert en sont le plus fidèle exemple, relayés ensuite par les Louvois.

Après avoir éliminé Fouquet, le surintendant des Finances, dont le splendide château de Vaux-le-Vicomte avait attiré la jalousie du roi, Colbert devient l'homme le plus influent auprès du roi jusqu'à sa mort, en 1683.

Il réorganise les finances en s'appuyant sur une hausse des taxes indirectes et mène une politique économique volontariste : de grandes manufactures sont installées (tapisseries de Beauvais), de puissantes compagnies de commerce sont organisées pour favoriser les échanges vers les colonies (telle la compagnie des Indes orientales en 1664).



L'absolutisme se révèle aussi sur le plan artistique. Louis XIV prend très au sérieux sa fonction de mécène, considérant que l'art doit être au service de sa gloire : il soutient des auteurs prestigieux venus à sa cour, comme Racine et Molière, et met en place de nombreuses académies destinées à promouvoir les arts et les sciences. L'Académie de peinture et de sculpture, l'Académie des sciences ou ancore l'Académie de musique sont parmi les plus connues.

Louis XIV entend affirmer la monarchie absolue sur le terrain religieux. Il ne conteste pas la légitimité du pape mais considère que l'organisation matérielle de l'église de France relève de son autorité.

En 1682, il impose au clergé la déclaration des quatres articles, proclamant l'autonomie de l'église de France par rapport au pape, mais restant sous la direction du roi.

Le roi entend également faire respecter l'unité de la foi : il combat le jansénisme, courant catholique qui conteste son pouvoir absolu. Surtout, il reprend la persécution contre les protestants en leur imposant d'héberger des soldats chez eux puis en décidant la révocation de l'édit de Nantes, en 1685 : le protestantisme est désormais interdit dans tout le royaume. Cet acte catastrophique entraîne le départ de 300 000 protestants, appartenant souvent aux plus hautes classes économiques et intellectuelles, et provoque la révolte des camisards dans les Cévennes, réprimée dans le sang.

Louis XIV mène une politique extèrieure ambitieuse, tournée contre les Habsbourgs d'Espagne et d'Autriche. Certes, certaines guerres furent défensives, mais le roi déclara sur son lit de mort à son arrière-petit-fils, Louis XV, qu'il avait trop aimé la guerre. celle-ci lui apporta certes son lot de conquêtes, mais coûta cher aux finances et surtout à la démographie : on estime à 400 000 hommes le total des pertes françaises.

Après soixante-douze ans de règne, le roi Louis XIV meurt de la gangrène. Mais ayant vu mourir ses fils et petits fils, il doit laisser la place à son arrière-petit-fils. Alors que le royaume sort appauvri des nombreuses guerres, les finances sont au plus mal. Les parlementaires espèrent reprendre de leur pouvoir. Mais le royaume s'est agrandi, la monarchie s'est consolidée, et le prestige de la France est à son apogée.




   Contact Actuellement 4 vis. sur le site