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La dynastie des Capétiens
Introduction
Hugues Capet
Robert II
Henri I
Philippe I
Louis VI le Gros
Louis VII le jeune
Philippe II Auguste
Louis VIII le lion
Louis IX
Philippe III
Philippe IV
Louis X
Jean I
Philippe V
Charles IV
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La dynastie des Capétiens
Philippe IV Le bel (1268-1314)
Roi de France de 1285 à 1314
Epouse : Jeanne de Navarre
En se mariant à Jeanne de Navarre, Philippe est devenu maître de la champagne et du royaume de Navarre. Son règne voit
un renforcement sensible de l'autorité monarchique.
Philippe IV s'appuie beaucoup sur d'excellents juristes qui sont souvent d'origine assez modeste : Guillaume de Nogaret
et Enguerrand de Marigny ont été ses plus fidèles agents, et le roi n'a pas hésité à les soutenir contre les grands
seigneurs, au point qu'on l'a accusé de leur abandonner le pouvoir.
Le palais de la cité, à Paris, est reconstruit et abrite des institutions désormais bien structurées, comme la chambre
des comptes, chargée de vérifier la comptabilité des officiers. Enfin, Philippe IV le bel retire aux templiers la
garde du trésor : ce dernier est désormais entre les mains des trésoriers nommés par le roi.
L'ordre n'a alors plus de fonction depuis la chute des dernières villes chrétiennes en Terre sainte, puisque sa mission
était de les défendre. Il est démantelé et dissous, et ses dirigeants, que l'on soupçonne d'hérésie et de pratique
homosexuelles, sont envoyés en prison ou brûlés. Face aux nouveaux besoins créés par la machine administrative, le roi
tente de lever plusieurs impôts, mais sans grand succès, et trafique les monnaies pour s'enrichir.
Philippe IV se veut aussi l'héritier de Saint Louis, dont il s'inspire et qu'il fait canoniser par le pape. Cette exigence
le conduit à manifester un profond respect pour son épouse, mais aussi à faire torturer et exécuter les amants supposés de ses
belles-filles, dans l'affaire des Brus du roi en 1314.
Sans mener lui-même les combats, Philippe IV parvient à assurer par la guerre son autorité sur le royaume : contre le
roi d'Angleterre, également duc d'Aquitaine, dontle duché est envahi puis restitué lors du traité de Paris en 1303 ; contre
le comte de Flandre, allié aux Anglais : La Flandre est occupée en 1297, mais les hommes du roi sont massacrés lors
de la révolte des Mâtines de Bruges en 1302.
Malgré la défaite royale contre les Flamands lors de la bataille des éperons d'or à Courtrai, le roi parvient à
rétablir la situation, annexe le Sud-Ouest de la Flandre, sans jamais ramener vraiment la paix.
Un conflit plus grave oppose Philippe IV au pape Boniface VIII : Le roi entend exercer son pouvoir sur tous à travers
le royaume, y compris sur l'église. Le pape affirme que le pouvoir royal doit être soumis à la papauté, chaque camp
s'appuyant sur une véritable propagande littéraire.
Mais quelques jours après l'envoi de diplomates français auprès de Boniface VIII en 1303, le pape meurt, peut-être choqué par une
intervention brutale des envoyés du roi. Le conflit est réglé. Dès 1305, les papes se fixent en Avignon et se rapprochent
des rois de France.
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